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 L'association 






Jean-Maurice Rieu, apôtre de Jongkind
Les années d'incitation à la peinture 1921-1951

Jean-Maurice Rieu est né le 1er février 1921 à Tunis d'un père ardéchois et d'une mère dauphinoise (née à Brézins, près de La Côte-Saint-André) tous deux instituteurs en Tunisie. Sa scolarité se déroule à Tunis où un ami de ses parents, Eugène Billaud, natif du Péage-de-Vizille et ancien élève de l'École des beaux-arts à Lyon l'initie à la peinture.

Durant les années 1930, il devient un visiteur régulier et assidu des expositions de peintures présentées dans les locaux du journal « La Dépêche tunisienne », près du lycée Carnot, où il poursuit ses études.

Les années « découverte de Jongkind » 1951-1970

En 1951, la famille Rieu en vacances à La Côte-Saint-André reçoit Eugène Billaud. Celui-ci invite Jean-Maurice Rieu à l'accompagner pour retrouver quelques tableaux de Jongkind chez les notables de la ville.
C'est ainsi qu'il peut admirer les toiles de ce peintre accrochées aux murs dans la maison du notaire et celle du pharmacien d'alors et qu'il est ébloui par les paysages qui resteront désormais dans sa mémoire.

« Mais pourquoi ne pas en faire un musée ? ce serait formidable ! » dit Eugène Billaud au pharmacien qui s'écrie aussitôt : « Je me suis assez bagarré pour créer un musée Berlioz, maintenant je suis trop âgé pour l'envisager... ». Cette conversation est restée très présente dans l'esprit de Jean-Maurice Rieu.

A partir de cette date, Jean-Maurice Rieu travaillant à Paris près de l'Institut néerlandais, ne manque aucune exposition de peinture, projection de films ou conférence. Il lit la biographie de Jongkind par Etienne Moreau-Nélaton puis celle de Victorine Hefting. Pour parfaire ses connaissances sur le peintre, il va régulièrement à l'hôtel Drouot et achète même un modeste tableau de Jongkind. Il se découvre alors une véritable passion pour lui et c'est ainsi que naît l'idée de fonder une association pour mieux le faire connaître, en France et en particulier dans le Dauphiné.

Les années « d'engagement » 1970-1995

Il crée en 1970 la société des amis de Jongkind en espérant qu'un jour un musée lui sera consacré. Tous les moyens sont alors envisagés pour faire connaître le peintre, sans beaucoup de succès dans un premier temps, malgré les efforts déployés. La première réalisation d'envergure sera en 1977 l'émission de deux timbres par la république du Tchad en hommage à Jongkind. L'un représente l'entrée d'un navire dans le port de Honfleur et l'autre, la septième merveille du Dauphiné, le pont de Claix (près de Grenoble). Il aura fallu trois années pour obtenir ce résultat : La France, Monaco, la Belgique, la Hollande, la Suisse et plusieurs autres républiques sollicitées n'y ayant porté alors aucun intérêt.

Récompenses

En 1978, Jean-Maurice Rieu reçoit au titre de président et grâce à son action au sein de la société des amis de Jongkind la médaille des Arts et lettres, puis en 1989, il est décoré de l'ordre des Palmes académiques. En 1992, il reçoit toujours pour les mêmes raisons le diplôme et la médaille de la ville de La Côte-Saint-André.

A retraite, retraite et demie

En 1995, Jean-Maurice Rieu est contraint pour des raisons de santé d'abandonner son poste de président de l'association qu'il avait créée. Mais il continuera à veiller sur sa destinée, tout comme il apportera son soutien à toutes les personnes qui œuvrent pour faire connaître Jongkind. D'ailleurs, n'est-il pas président d'honneur de l'association Dans les pas de Jongkind en Dauphiné ?

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