Johan Barthold Jongkind - Joseph et Jean-Pierre Laforge
Accueil









 L'association 






Joseph (1887-1980) et Jean-Pierre (1928-1990) Laforge :
deux générations, une même passion

Joseph Laforge
Du hasard à la vocation

Joseph Laforge naît au Grand-Lemps et passe ses premières années en nourrice dans le village voisin de Burcin, au cœur de ces mêmes paysages qui ont séduit Jongkind quelques années auparavant.

Elève à l'école supérieure de La Côte-Saint-André, il voit pour la première fois des aquarelles du peintre dans le bureau du directeur. Premier contact, premier déclic ?

Devenu instituteur, il est nommé dans la station thermale d'Allevard, près de Grenoble. Quelque temps plus tard, revenant meurtri de la Première Guerre mondiale, il sollicite les peintres et amateurs d'art dauphinois pour obtenir des œuvres qui sont vendues au profit des orphelins de guerre. C'est alors qu'on lui fait la remarque : « Vous feriez un excellent vendeur d'œuvres d'art... ». Le lien est noué.


La galerie Saint-Louis
Un métier, un sacerdoce

Dès 1924, Joseph Laforge fonde la galerie Saint-Louis au 5 rue Félix Poulat à Grenoble.

Une de ses premières acquisitions porte sur une centaine d'œuvres de Jongkind achetées à la galerie parisienne Bernheim-Jeune et provenant de la collection Jules Fesser, fils de la compagne du peintre. Ce fond lui permet de créer un musée Carrand-Jongkind, à deux pas du palais de justice de Grenoble, qui restera ouvert quelques années.

« Je ne ramasse pas de l'argent mais de la beauté » disait-il. Effectivement, avant d'être un marchand d'art Joseph Laforge a l'âme d'un mécène. Il offre au musée de Grenoble de nombreuses œuvres de Bonnard, Carrand, Ravier, Flandrin, Jongkind.

La façade du musée Carrand-Jongkind

Jongkind évidemment, sa passion pour le Hollandais le poursuit.

Le critique d'art George Besson dira de lui :
« Il a toujours suffi de lui présenter un centimètre carré d'un Jongkind pour qu'il y découvre les signes de l'authenticité ou de l'imposture. Instantanément, comme si, à distance, la perspicacité du Dauphinois relevait autant de l'odorat que de la vue... »

Dans les années 1960, il crée la salle Jongkind au sein du musée Berlioz à La Côte-Saint-André et fait don d'objets et documents ayant appartenu à l'artiste.

On restera sur cette image d'un esthète qui chaque matin se récitait une fable de La Fontaine « qu'il admirait autant qu'il admirait Jongkind... ».


Joseph Laforge dans la salle Jongkind en mai 1961



Jean-Pierre Laforge
Une passion en héritage

Partageant la même passion de la peinture, son fils Jean-Pierre lui succède d'abord dans la galerie rue Félix Poulat, puis au 5 bis rue de Sault.

En 1969, lors de la fermeture de la salle Jongkind du musée Berlioz, il reçoit les objets du peintre et les offre au musée dauphinois de Grenoble, dont son père est resté conservateur bénévole pendant 10 ans.



Post-scriptum : Nous aimerions signaler qu’en 2010 madame Lecomte, fille de M. Joseph Laforge, a fait le don d'une aquarelle de Jongkind à la commune de Virieu.

*  *  *

Informations recueillies auprès de la famille de Joseph et Jean-Pierre Laforge en novembre 2005.

php5.1.3RC4-dev  www.jongkind.fr © 2005 - 2018. Tous droits réservés.