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Jean Celle (1862-1928), ami et admirateur

Jean Celle
Les peintres de la Savoie 1860-1960
Anne Buttin-Sylvain Jacqueline
Éditions de l'Amateur
Jean Celle enseignant

Jean Celle est né à Vienne (Isère) en 1862 dans une modeste famille ouvrière. Il a eu une scolarité exemplaire qui le conduisit à entrer à l'école normale d'instituteurs de Grenoble à l'âge de quinze ans. Il sera nommé directeur de la toute nouvelle école primaire supérieure de La Côte-Saint-André à l'âge de vingt ans. Il passera vingt six années dans cette ville.
En 1908, il obtient la direction de l'école supérieure de Chambéry où il prendra sa retraite en 1922.

Jean Celle et Jongkind

Le peintre hollandais vint pour la première fois à La Côte-Saint-André en 1878 puis il y revient pour des séjours de plus en plus longs. Le peintre passait souvent sous les fenêtres de l'école de la place Saint André; c'est donc pendant plus de huit ans que Jean Celle va côtoyer cet artiste. De cette rencontre est née une réelle amitié qui va se traduire par l'émouvant éloge que Jean Celle a rédigé et publié au moment du décès du peintre en février 1891.


Vue de Gillonnay (Isère)
Jean Celle, aquarelle, collection particulière
A l'école du maître

Jean Celle a une sensibilité d'artiste. Il connaît parfaitement la peinture de Jongkind. Il l'a probablement accompagné sur le motif. Il a été reçu à la villa Beau-Séjour à La Côte-Saint-André et a feuilleté les carnets, ouvert les cartons remplis de précieuses esquisses. Il a tiré de la fréquentation de l'artiste une solide connaissance de l'aquarelle qu'il pratiquera également en Savoie. Est-ce par une louable réserve que les œuvres de Celle que nous connaissons sont postérieures à la mort de Jongkind ? Cependant il aura remarqué les petites touches d'une pâte un peu plus épaisse faite sur les bords du chemin, il aura vu précisément les frondaisons où la lumière pénètre en transparence, la silhouette dénudée et tragique d'un arbre en hiver ou le désordre des échalas sur le versant des coteaux. Il note parfois au bas de son esquisse « à la manière de Jongkind ».

Vue de La Côte-Saint-André
Jean Celle, aquarelle, 1895, collection particulière

Dans les pas de Jongkind

Quatre années après la mort de Jongkind et de sa compagne Joséphine Fesser, Jean Celle réalisa une aquarelle qui représente, émouvante relique, le chevalet de Jongkind dans son atelier.
Cette œuvre est un « souvenir d'atelier » du vivant de Jongkind, souvenir vivant et émouvant.

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Texte de Roger Chaboud et de René Bergeret. Extrait de la revue « Chroniques Rivoises », n° 35 mai 2003, avec l'aimable autorisation des auteurs.

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