Johan Barthold Jongkind - Interview de Jean Boyer
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Interview de Jean Boyer
ean Boyer est décéde le 18 juillet 2010. C’était sans aucun doute Monsieur Boyer qui nous avait donné la motivation et l’optimisme qu’il fallait pour poursuivre nos objectifs en 2004 et 2005 quand notre jeune association cherchait à s’établir.

Il était membre et président d’honneur de notre association, sénateur honoraire de l’Isère, et membre honoraire du Parlement. Il était aussi le fondateur du festival Berlioz et le président de l’association des amis de ce festival. Il s’est exprimé au sujet de notre première assemblée générale qui s’est tenue à Virieu le 28 janvier 2005, insistant particulièrement sur trois points forts : réunir les hommes, travailler avec enthousiasme et enfin, convaincre !




Question : L’association Dans les pas de Jongkind en Dauphiné compte aujourd’hui une quarantaine de membres. Pour une première assemblée générale, est-ce encourageant ?

Jean Boyer : Le nombre importe peu. L’essentiel est le brassage des hommes. Voilà cinquante ans que je les côtoie et mon expérience me dit qu’il faut toujours s’efforcer de les réunir, quelles que soient leurs divergences d’opinion.
Ce qui me semble encourageant, c’est cette volonté de l’association de ne pas se limiter à un territoire limité mais au contraire de s’ouvrir à l’ensemble du Dauphiné. Bien sûr, aujourd’hui, Virieu est très largement représenté. Cela se comprend fort bien puisque l’idée d’une association dauphinoise s’est d’abord exprimé là. J’espère donc que les initiatives de La Côte-Saint-André viendront vite s’inscrire dans le cadre de cette nouvelle association. La décision clairement affichée d’alterner les réunions entre La Côte-Saint-André et Virieu devrait y contribuer.


Comment, selon vous, devons-nous mener nos actions ?

JB : Avant tout, il faut savoir ce que l’on veut faire. La définition et l’organisation de groupes de travail me semble donc une bonne chose. Encore faut-il savoir préserver cette volonté d’agir et la pérenniser. Le rôle principal du coordinateur de chaque groupe sera donc d’entretenir l’enthousiasme et de faire circuler les idées au sein et hors du groupe.
Bien sûr, pour être crédible, un travail sérieux doit être effectué sur chaque dossier, ce qui passe nécessairement par des plannings, des études et des budgets. Pour autant, ne parodions pas les réalisations ou tentatives antérieures. La réussite appartient à ceux qui innovent. Johan Barthold Jongkind ne nous a-t-il pas montré la voie ?


Arriverons-nous à convaincre ?

JB : C’est justement lorsque les choses sont difficiles qu’elles me passionnent ! Ceci étant dit, deux populations très différentes sont à convaincre.
D’une part, le grand public, le Peuple au sens noble du terme. A cet égard, nous devons être en mesure d’expliquer notre démarche et mener des actions innovantes, instructives et ludiques.
D’autre part, il y a les élus avec qui nous devrons construire une relation de collaboration afin qu’ils soient d’efficaces relais avec le conseil général, le conseil régional et le ministère de la Culture. Si le travail est sérieux, les dossiers clairs et explicites, s’ils sont ambitieux tout en restant réalistes, oui je pense que nous pouvons convaincre, oui je suis persuadé que les élus nous aideront à faire aboutir le projet Jongkind en Dauphiné.

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